Maurice, un melting pot multiculturel

Petite île de l’océan Indien d’une superficie de seulement 1865 m2, l’île Maurice abrite pourtant une population hétéroclite aux origines diverses. Y cohabitent en toute harmonie 1,2 million d’habitants aux ancêtres d’origine indienne, africaine, chinoise et européenne. Il faut dire que le pays a connu différentes vagues d’immigration, entre colonisation, esclavage et engagisme. Aujourd’hui, dans ce melting pot multiculturel se mêlent croyances religieuses, traditions et langues.

Histoire

Maurice était, au départ, inhabitée. Ce paradis tropical était recouvert de plantes endémiques et abritait un grand nombre d’oiseaux et d’animaux dont beaucoup ont disparu. L’île a été plusieurs fois « découverte » durant son histoire, notamment par les Arabes puis par les Portugais. Mais il faut attendre 1598 pour que les premiers colons hollandais s’y installent. Ce sont eux qui baptisent l’île « Mauritius » et y introduisent entre autres la canne à sucre et les cerfs de Java. Les Hollandais quittent l’île en 1710. De 1715 à 1810, l’île passe sous domination française. Elle devient ensuite colonie britannique, avant d’obtenir son indépendance en mars 1968. Les Hollandais, les Français et les Anglais ont amené de nombreux esclaves et travailleurs d’Afrique et d’Inde, tandis que des commerçants chinois sont venus s’installer dans l’île.

Population

La population de l’île Maurice est plurielle, fruit de son histoire fragmentée. Les Mauriciens d’aujourd’hui sont les descendants d’immigrés, qu’il s’agisse de colons, d’esclaves ou de travailleurs engagés. En raison de cette grande diversité ethnique, la grande majorité des Mauriciens est plurilingue. De nombreuses langues cohabitent, comme l’anglais, le français, l’ourdou, l’hindi, le bhojpuri et le créole mauricien. On retrouve aussi à Maurice une grande multitude de croyances et de religions. L’île est un melting pot réussi, où sont bâtis, les uns à côté des autres, temples hindous, églises, mosquées et pagodes, et certains sites sont à visiter absolument, comme Grand-Bassin (aussi appelé Ganga Talao) et Cap Malheureux et son église au toit rouge, appelée Notre-Dame Auxiliatrice.

Fêtes et traditions

En raison de la grande hétérogénéité de la population, de nombreuses fêtes religieuses sont célébrées tout au long de l’année à l’île Maurice. Ces célébrations remplies de ferveur offrent un spectacle saisissant aux couleurs chatoyantes à toute personne qui a la chance d’y assister. Parmi les fêtes les plus importantes du calendrier mauricien, on retrouve notamment la Fête du printemps, qui est le Nouvel an chinois, la Maha Shivratri lors de laquelle les hindous convergent vers le Ganga Talao en l’honneur du dieu Shiva, l’Eid ul-Fitr pour fêter la fin du Ramadan, la fête de la lumière Divali et la fête de Noël.

Nourriture du monde

La cuisine mauricienne est à l’image de sa population : un mélange de saveurs et de couleurs qui a su à la fois préserver ses spécificités tout en offrant un certain mélange de saveurs et de couleurs.
De l’Inde, nous retrouvons par exemple le curry, qui contient de nombreuses épices, le chatini (chutney) qui est un mélange d’épices, d’ail, de gingembre et de piment, ainsi que le briani (ou biryani), qui nous vient du Nord de l’Inde et qui est préparé avec du riz, des épices, des œufs, de la viande et des légumes. De la Chine, nous avons le mine frit (nouilles sautées avec des légumes, du poulet ou du bœuf, des fruits de mer et des œufs), différentes soupes, des beignets, et les boulettes.
Enfin, il ne faut pas oublier les fameux dholl puri, faratas, gâteaux piment et samoussas grâce auxquels Maurice occupe une place de choix au classement des meilleures street-food du monde !

2019-04-29T02:09:18+00:00